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Hello Darkness my old friend ▬ Feat. Leo

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Sam 4 Mar - 17:21
Hello darkness my old friend
Ou comment s'entraîner avec un européen
Hiro
&
Leo
Aujourd’hui tu avais un jour de repos. Cela était rare et pour toi, il n’y avait pas de repos qui soit. Ces jours de congés, tu les consacrais à l’entraînement de ton fils. Un peu comme tous les jours, sauf que tu lui consacrais ta journée dans ces moments-là, de plus tu savais que ça lui faisait plaisir. Il n’y a rien qui ne rendait plus heureux que ton enfant qui te souris d’un air joyeux, motivé, déterminé, pour te rendre fier. Car fier, ça oui tu l’étais, même si tu ne le disais pas régulièrement. Il y avait toujours cette fierté dans tes yeux, une fierté que tu ne cherchais pas à cacher cela dit.

L’aube ne s’était pas encore levée, et tu étais dans ta chambre, allongé sur ton futon à fixer le plafond d’un air pensif. Tu n’aimais pas rester seul avec tes pensées, mais à chaque fois tu te levais trop tôt, et c’était trop tôt pour sortir, donc tu restais dans ta chambre avec toute la patience dont tu faisais preuve. Trop de pensées se bousculaient dans ta tête, et tu n’aimais pas ça. Un gros soucis chez toi, c’est que tu ne sais pas faire le vide autrement qu’en t’entraînant. En y réfléchissant bien, c’était normal, puisque tu faisais autre chose. Il fallait que tu apprennes à maîtriser ces pensées, à faire le vide, à te calmer. C’était ton problème depuis plus de dix ans maintenant. Tu n’as jamais réussi à faire autrement, et à la longue, c’en devenait lassant. Du mal à t’endormir, réveillé tôt, c’est comme si tu ne pouvais pas te reposer convenablement. Combien de fois ça t’arrivait de passer la nuit à observer les étoiles par temps clair ? Trop de fois. Tu poussas alors un soupir en te retournant sur le flanc.

Peut-être bien qu’il fallait que tu songes à refaire ta vie, que tu essayes de retrouver une compagne, pour qu’elle puisse s’occuper avec toi de ton fils, que tu continues à vivre. Tu n’allais tout de même pas t’interdire de vivre, ou de te mettre en couple simplement parce que tu n’arrivais pas à oublier la mère de ton fils ? Elle ne reviendrait pas d’entre les morts pour te maudire si jamais tu décidais de passer à autre chose. Au contraire, elle en serait sûrement contente, de là où elle est. Quelle femme souhaite voir son compagnon malheureux ? Tu n’en connaissais pas, et d’ailleurs ces femmes-là sont les pires. De plus, Shiro avait le droit de connaître lui aussi l’amour maternel. Il était habitué à ses tantes, alors une belle-mère ne devrait pas être un problème. Ou alors si, il y en aurait un en y repensant bien. Il aurait peut-être l’impression que cette femme essaie de voler son père, un sentiment de délaissement… Tu poussas un nouveau soupir. Ton esprit ne voulait décidément pas te laisser tranquille pour le moment. C’était ennuyeux.

Tu finis par te lever, et rester cinq bonnes minutes en position assise. Tu ne savais pas quoi penser, ton esprit était fatigué, tu ignorais l’heure qu’il était. Encore une fois. Que cela soit rare et occasionnel était une chose, mais c’était de plus en plus souvent. Tu ne montrais pas des signes de faiblesse apparents, mais tu sentais que ça n’allait pas. Ce serait dommage de tomber malade maintenant. Hors de question d’inquiéter Shiro. C’était bien la seule personne que tu ne voulais pas voir triste, ce qui est tout à fait légitime.

Tu attendis une heure comme ça, assis, à fixer le mur de tes yeux mauves. Finalement tu te levas en te passant une main sur le visage. Assez patienté, tu pouvais enfin te lever. Alors comme tous les matins, tu allas réveiller ton fils, puis tu allas te préparer. Tu animais une séance d’entraînement au dojo pour les jeunes gens. Tu faisais ça dans ton temps libre pour dépanner, et parce que tu adorais ça, enseigner ton savoir à la future génération. Avec quelques esprits échauffés, tu savais que tu devrais calmer la partie, mais ça aussi, c’était comme d’habitude. Tu regardas dehors alors que le jour prenait le dessus sur la nuit. Une belle journée s’annonçait… Parfait, l’humeur n’en serait que meilleure. Tu souris doucement, allant déjeuner avec ton petit samouraï en herbe. Comme d’habitude, il était terriblement enjoué et pressé de te montrer ses progrès. Tu savais qu’il s’entraînait tout seul aussi, tu n’en étais que pleinement satisfait. Tu ne le forçais en rien, c’est de lui-même qu’il prenait cette décision. Dans tous les cas, tu ne le forcerais jamais en rien.

Peu après, vous quittèrent ensemble votre maison pour se rendre au dojo. Shiro était parti en avance pour aller retrouver ses amis, et parce qu’il ne voulait pas qu’on te voit avec lui. Ce n’était pas ton fils pour rien, il avait déjà sa petite fierté. Une fois au dojo, tu attendis les retardataires avant de commencer l’entraînement de Kendo. Comme souvent pour les échauffements, tu leur faisais revoir les bases. Un mouvement attira ton regard vers la porte, et tu te redressas, croyant avoir vu quelqu’un.


« Oui ? »
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Mar 7 Mar - 3:48

ft. Leo Kingsley

ft. Takahashi Hiroyuki

「 Hello darkness my old friend 」
Il était très tôt ce matin là lorsque Leo se réveilla. Un peu trop tôt même. Etrangement, il s'était cru à Londres pendant quelques instants, dans la grande maison de campagne dont son père était le propriétaire, dans ce lit tellement moelleux qu'on avait l'impression de s'enfoncer dans un nuage quand on s'y allongeait. En ouvrant les yeux, il lui avait fallu quelques secondes pour ce rendre compte que ce n'était pas le cas. Là où il aurait dû voir normalement des moulures et un haut plafond se trouvait un plafond relativement bas et des poutres apparentes. Le jeune anglais se retrouva à fixer ce plafond étranger pendant de longues secondes, se souvenant progressivement qu'il n'était plus à Londres, mais au Japon. Il soupira légèrement. C'était rare qu'il ait cette impression d'être dans son pays natal en se réveillant mais il devait composer avec.

De plus ce n'était pas à Edo qu'il se réveillait ce matin là, mais à Nagaoka, un domaine qui se trouvait bien loin de la ville portuaire. Il était parti il y a plusieurs jours avec son père, qui devait faire acte de présence et agir en tant qu'ambassadeur auprès du daimyo de la région. A la base Leo n'était pas censé l'accompagner, après tout son rôle devait seulement être de servir de garde du corps à Dame Ophelia et de l'accompagner le temps de son voyage au Japon. Mais en se rendant à l'ambassade britannique d'Edo une semaine auparavant, on lui avait ordonné (ou plutôt forcé) de se rendre avec une délégation à Nagaoka. N'étant pas de ceux pouvant contester les ordres et étant également trop gentil et obéissant pour se le permettre. Même si laisser sa fiancée seule à Edo l'inquiétait, il était parti le soir même avec son père et quelques soldats britanniques en plus d'interprètes japonais pour ceux ne parlant pas la langue locale.

Ils n'étaient arrivés que la veille sur les lieux et avaient été logés dans une auberge assez fastueuse qu'on leur avait réservé dans son intégralité. Leo avait appris pendant le dîner qu'au final sa présence n'était requise que pour la forme. Son père l'avait prévenu qu'il n'avait aucune nécessité à se rendre en la demeure du daimyo et qu'il aurait quartier libre en ville jusqu'à ce que les entrevues soient finies. Il n'avait pipé mot, bien qu'au fond il se demandait pourquoi l'avoir fait venir si c'était pour le laisser flâner. Il avait comme l'impression que le paternel avait peur qu'il lui arrive quoi que ce soit depuis leur retour au Japon et l'incident qui avait failli lui coûter la vie lors de leur premier voyage. Ou qu'il le pensait trop gentil pour s'insurger dans des relations diplomatiques qui demandaient un minimum de poigne et de force d'esprit. Voir les deux en fait. Et à vrai dire ça déprimait un peu le blond puisqu'il aurait aimé faire ses preuves et prouver que malgré ce qu'il avait vécu il saurait se montrer utile.

Mais bon il ne voulait pas risquer un affront en allant à l'encontre des ordres qu'on lui avait donné. Aussi avait-il prit le temps de se lever ce matin après s'être tourné et retourné sur son futon. Une fois prêt, après s'être fait une toilette rapide, avoir enfilé son uniforme et déjeuné rapidement, il se rendit donc en ville histoire de voir ce qu'il pourrait y faire pour le reste de la journée. La première chose que Leo nota et à laquelle il n'avait pas fait attention en arrivant la veille au soir fut que ce coin du pays était encore plus rural qu'Edo. Les gens semblaient vivre de leurs cultures et de leur bétail, bien qu'il croisait de temps à autre des hommes qui devaient être des samouraï v les deux sabres à leur ceinture. Il évitait de croiser leurs regards d'ailleurs, à cause de tout les mauvais souvenirs qui hantaient son esprit la dernière fois qu'il avait fait face à l'un de ces guerriers. Ca avait même réveillé la vieille douleur de son épaule, ce qui le fit grimacer et y porter une main. Le blond avait parfois l'impression que cette flèche transperçait encore son épaule, même si tout les médecins lui avaient affirmé qu'il s'agissait de douleurs fantômes.

Leo avait l'impression de faire tâche par ailleurs au milieu de tout ces gens. Il faisait tâche avec son uniforme européen bleu outremer parmi tout ces vêtements amples orientaux couleur terre . Ca et sa blondeur et ses yeux clairs détonaient également parmi tout ces gens. On le dévisageait parfois et peu confiant comme il était, Leo se contentait de baisser les yeux, de fixer le sol avant de reprendre sa route. C'était gênant et il savait qu'il n'était pas toujours le bienvenue à cause de ses origines dans certains villages. A vrai dire même à Edo c'était comme ça. Les européens n'étaient pas très bien vu et même si ça n'était pas dit à voix haute ça se ressentait. Pourtant Leo ne voulait qu'une chose et c'était les comprendre, comprendre cette culture étrangère et s'y adapter. Il avait heureusement eu la chance d'apprendre le japonais avec une princesse locale alors ça facilitait ses interactions avec la population... Mais s'y intégrer était une toute autre paire de manches.

Traînant sans but, son attention fut soudain attirée par des cris martiaux provenant d'un dojo. Curieux comme il était et n'ayant rien de mieux à faire de toute façon, Leo décida d'aller observer de quoi il retournait. Il ne connaissait que très peu l'art du combat au sabre en plus, ayant été élevé en apprenant à se servir d'une arme à feu principalement même si son précepteur lui avait également enseigné des bases d'escrime qui ici ne lui étaient pas très utiles. Se plaçant discrètement et de façon à ne pas déranger en restant à l'extérieur, il observa les hommes qui s'entraînaient à l'intérieur du dojo. D'une certaine façon il trouvait cette rigueur impressionnante et admirable et ça en l'étonnait pas que les guerriers japonais étaient si redoutable. Leur force d'esprit et leur force physique s'égalaient l'une l'autre et leur procurait un équilibre que les européens comme lui avaient du mal à cerner et à obtenir.

Trop fasciné par ce qu'il regardait, Leo n'avait pas tout de suite compris que quelqu'un s'adressait à lui. Son regard croisa celui d'un homme assez imposant, l'instructeur visiblement, et le blond cligna plusieurs fois des yeux avant de comprendre que c'était à lui qu'il s'adressait. Il sursauta et recula d'un pas en rougissant un peu de gêne avant de secouer la tête en souriant nerveusement.

"A-Ah! Désolé je ne faisais que regarder..."

Leo savait qu'on entendait clairement son accent en plus du fait qu'il bégayait un peu et butait sur certains mots.  Il s'inclina poliment comme on le lui avait appris et comme il était de rigueur dans ce pays.

"Je ne voulais pas vous... euh... d-déranger, j-je peux partir si vous voulez."

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Jeu 23 Mar - 4:50
Hello darkness my old friend
Ou comment s'entraîner avec un européen
Hiro
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Leo
Tu ne jugeais personne et lorsque quelqu’un voulait venir rejoindre l’entraînement, tu ne lui disais pas non, bien au contraire. Que ce soit un débutant ou quelqu’un d’expérimenté. Alors quelle ne fut pas ta surprise quand tu t’aperçus que la personne qui venait d’arriver était un garçon, visiblement jeune, et désespérément européen. Comment tu le savais ? Avoir une peau aussi blanche et laiteuse, avec des cheveux aussi blonds tirant presque sur le blanc, tu n’avais aucun doute dessus. Tes jeunes élèves aussi étaient curieux, alors qu’ils parlaient entre eux, et cette curiosité te faisait sourire, bien qu’elle soit un peu gênante, surtout pour la personne en question. Plusieurs se moquaient sans méchanceté apparente de l’accent déplorable du visiteur. Raison de plus pour croire que c’était un étranger.

« Ca suffit. Ce n’est pas bien de se moquer d’autrui. »

A ta réflexion, ils retrouvèrent calme et silence, certains semblaient honteux. Tu secouas la tête. Après tout, ils n’étaient que des enfants. Tu relevas finalement la tête vers l’étranger et tu lui souris doucement. Il est vrai que tu exécrais les étrangers, parce que tu avais cette impression qu’ils allaient vous envahir, et tu préférais leur trancher la gorge plutôt que de les voir plonger le pays dans le feu et dans le sang. Cependant, tu ne jugeais pas au premier regard. Tu préférais connaître un peu la personne, car ici, certaines personnes étaient pires que les européens, donc tu attendais avant de te faire une réelle impression. Ce gamin semblait adorable. Un peu perdu cela dit, sûrement extrêmement gêné, mais le ridicule ne tuait pas alors tu souris en t’approchant du garçon blond, indiquant à tes élèves de continuer les mouvements histoire de s’échauffer.

« Tu ne déranges pas, sinon je t’aurais déjà mit dehors. »

Tu t’aperçus que tu parlais trop vite. C’est vrai que tu n’avais pas du tout l’habitude de parler à un étranger, alors tu pris le temps de répéter plus lentement. Ce gamin avait quelques notions de la langue locale, alors il comprendrait peut-être si tu parlais lentement. Puis tu fus pris d’un doute, il pouvait tout aussi bien ne rien comprendre, alors tu penchas la tête.

« Si tu ne comprends pas, n’hésite pas à m’interrompre pour me demander de répéter. Ce ne doit pas être évident de parler une langue qu’on connaît très peu. »

Ton côté père attentif revenait en force. Pourquoi ? Parce que ce gamin semblait perdu, et tu ne laissais pas un jeune de la sorte. Ta gentillesse te perdra un jour, bien que tu saches faire la différence entre être sympathique avec quelqu’un qui en avait visiblement besoin, et ceux qui jouaient la comédie. Ce garçon semblait honnête, et le fait qu’il balbutie des mots comme ça voulait dire beaucoup de choses, donc tu décidas de lui laisser le bénéfice du doute. Qu’est-ce qui allait l’empêcher par la suite d’aller prévenir ses supérieurs ou que sais-je, pour leur parler de cette rencontre ? Tu étais un peu paranoïaque mais dans ces temps de troubles, il ne fallait pas laisser la place au doute, car c’est l’ennemi le plus redoutable. Tant pis tu prenais le risque, tu n’avais pas du tout l’envie de congédier ce garçon pour le moment. Tu côtoyais rarement les européens, outre le fait que vous ne parliez pas la même langue, tu n’avais pas envie d’être vu avec ces personnes. Cela semblait assez raciste, mais comment voulez-vous réagir avec ces hommes qui venaient de l’autre bout de la Terre avec leur accent étrange ? On ne peut pas faire autrement. Tu ne pouvais faire autrement que de te tenir sur tes gardes. Tu souris à l’étranger.

« Je suis Hiroyuki. Et toi, quel est ton nom ? »

Les présentations étaient indispensables avant de continuer. Tu faisais attention à la prononciation, de sorte que ce soit le plus clair possible. D’ailleurs, cela semblait faire rire certains des garnements que tu entrainais. Ils devaient avoir l’impression que tu parlais à un bébé, auquel on lui apprendrait à parler. Tu jetas un regard d’avertissement à ceux qui se moquaient, lesquels reprirent leurs mouvements en sentant ton regard inquisiteur sur eux. Ils savaient que tu étais gentil et patient, mais ils savaient également que tu ne supportais pas que quelqu’un se moque d’une autre personne car elle est différente. Tu jugeais aussi, mais quand tu avais suffisamment d’éléments pour juger, pas avant. Tu reportas ton attention sur le garçon avec un sourire aimable.

« Et si tu te joignais à nous ? J’ignore si tu connais cette pratique, mais c’est toujours intéressant de découvrir de nouvelles choses quand on voyage. Du moins j’imagine. »

Tu ne le forçais en rien, ce n’était qu’une proposition comme une autre, libre à lui d’accepter ou de refuser. Ce n’est pas toi qu’il allait vexer en refusant, mais tu aimais partager ton savoir pour que cela puisse être bénéfique à ces personnes à qui tu le transmets.
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Ven 21 Avr - 7:44

ft. Leo Kingsley

ft. Takahashi Hiroyuki

「 Hello darkness my old friend 」
Le rose montait aux joues du blondinet. Il détestait se faire repérer comme ça et devenir le centre d'attention, surtout dans ce pays où il préférait faire profil bas. Mais actuellement tous le regardaient, autant les élèves que leur professeur. Leo baissa la tête, fixant ses bottes. Il n'avait qu'une hâte, c'était de se faire oublier par tout ces gens autour de lui et de pouvoir repartir comme si de rien était.

Il sursauta en entendant la voix de l'homme l'interpeller. Leo releva la tête doucement, l'air incertain. Il disait que le jeune européen ne dérangeait pas, de ce qu'il avait compris des quelques mots que le samouraï lui avait adressé... Mais disons que lui avait plutôt peur que ce soit le contraire et qu'on ne lui disait pas, par politesse. Plus d'une fois, Leo avait eu le droit à ce genre de réserve, destinée à ne pas le blesser. Surtout lorsqu'il était revenu du Japon la première fois. Il avait eu l'impression que les gens avaient secrètement pitié de lui et le cachaient derrière des mots d'encouragement. Et ça plus qu'autre chose lui donnait l'impression d'être vraiment faible.

L'homme face à lui se mit à parler plus lentement, laissant le loisir au blond de mieux comprendre ce qu'il disait. Il hocha légèrement la tête, sans toutefois oser bouger de sa place un peu comme s'il avait peur de faire quelque chose qui serait mal interprété. Mais en même temps... Cet homme lui semblait être quelqu'un de véritablement attentionné, il pouvait le sentir. Un léger sourire vint flotter sur les lèvres de l'anglais.

"C-C'est vrai... Mais j'ai appris il y a quelques années votre langue... E-Enfin... Je connais les bases surtout..."

Une chose qui s'entendait à la façon hésitante dont il construisait toujours ses phrases, sans compter son accent britannique très présent. Ca faisait bien longtemps qu'il n'avait pas parlé aussi longtemps en utilisant la langue nippone et ça se ressentait. Après tout, il passait la majeure partie de son temps avec des soldats et des marins de son pays, les quelques japonais qu'il rencontrait officiellement apprenaient l'anglais donc il avait rarement l'occasion de mettre ses maigres connaissances en pratique.

L'homme se présenta ensuite comme s'appelant Hiroyuki. Leo hocha la tête avant de s'incliner légèrement face à lui, en tâchant d'ignorer au mieux les quelques rires de la part des élèves du japonais.

"L-Leo Kingsley, enchanté..."

Ensuite, Hiroyuki lui proposa de participer à l'entraînement qu'il donnait actuellement. Ca fit légèrement sursauter le blond qui le fixa d'un air surpris pendant quelques secondes.

"Ah! Euh... V-Vraiment...? E-Enfin je veux dire... J-Je veux pas vous déranger... Et je ne suis pas très... Euh... Good en escrime japonaise..."

Leo fut à nouveau pris d'un rougissement en se rendant compte qu'il commençait à mélanger de l'anglais au japonais. C'était de pire en pire et sa gêne ne cessait d'augmenter. Et puis, il fallait dire que participer à un cours d'art martial japonais lui faisait un peu peur. Il avait toujours peur des katanas, même s'il admirait la rigueur des samouraï dans ce pays. Mais son traumatisme il y a quelques temps l'avait affecté de manière inaltérable. Même en escrime classique, le jeune homme paniquait lorsque le fleuret s'approchait trop près de son visage, ou de son épaule même. A cette pensée, il massa machinalement son épaule d'ailleurs, celle qui avait pris une flèche de plein fouet. Une légère douleur s'y réveillait, qu'il tenta d'ignorer au mieux.

"E-Enfin... Comme vous voulez... J-J'ai du temps à tuer de toute manière..."

Le blond se sentait actuellement comme un véritable enfant. Son père serait là, il lui aurait probablement secoué les puces depuis longtemps.


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