♦♦♦
 

 :: Zone de rp :: Kyoto :: Commerces Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

La grande Kyôto • | PV- Okita Souji

avatar
Messages : 16
Yens : 20
Date d'inscription : 17/02/2017
Voir le profil de l'utilisateur
Dim 19 Fév - 16:50
« – Princesse ! »

La voix d'Oriki Toshigai, avait atteint les oreilles de la jeune femme mais elle n'y avait pas vraiment prêté d'attention particulière.  Son regard clair courrait d'étal en étal  et elle semblait plus encline à jouer avec les enfants de la rue qui tournaient tout autour d'elle qu'a se préoccuper de sa propre sécurité. Elle insistait régulièrement sur le fait que Kyoto était un endroit sûr et qu'elle n'avait pas besoin de ses services pour s'y rendre mais Toshigai doutait réellement de son sens des réalités. Si proche du peuple qu'elle pouvait être,  Date Chibana restait une princesse qui avait été élevée dans un château et pour la sécurité de laquelle on avait parfois détaché un bataillon entier.  Elle n'en avait sans doutes pas conscience et le jeune samouraï n'avait pas le cœur à lui en vouloir, même s'il l'avait fait, il n'avait pas la sensation que cela aurait changé grand chose.

Chibana riait souvent à propos de son aspect et de l'inquiétude partagée des gens à son sujet. Elle était une princesse sans doutes mais elle ne se trouvait personnellement rien à voir avec les autres filles de son rang qu'elle connaissait et quand elle avisait ses propres tenues, elle n'avait pas la sensation de donner à voir qui elle était vraiment. Ou peut-être que si en réalité. Chibana  était cette fille habillée simplement qui aimait courir les rues et grimper aux arbres. La « Princesse Chibana » était une autre personne, celle qui était obligée de faire bonne figure devant les officiels. Fort heureusement, elle en rencontrait peu.

« – Princesse, cessez de vous éloigner. »  il avait répété, s'attirant un sourire courroucé.

Elle analysait avec intérêt une épingle à cheveux en bois peinte à la main. La jeune fille avait ancré son regard clair dans le sien, pincé les lèvres dans une moue boudeuse et lâché un soupire à fendre l'âme.

« – Vous êtes un tel rabat-joie Oriki-san que je me demande pourquoi je persiste à vous préférer à la vieille Teru. »

Son ton était acide mais il n'avait rien trouvé à répliquer. C'était sans doutes mieux parce qu'elle ne semblait pas attendre de réponse, en lieu et place elle avait reposé l'objet qu'elle avait dans les mains et quitté le stand à toute vitesse. Dans ces circonstances il n'était pas surprenant que l'un et l'autre finissent par se perdre de vue et si pour le samouraï la perspective avait été terrible, la jeune femme avait profité de cet instant de pure et totale liberté pour poursuivre sa visite. Elle ne venait pas à la capitale aussi régulièrement qu'elle l'avait souhaité à l'origine et lorsqu'elle s'y rendait c'était souvent pour visiter les mêmes lieux : la demeure du seigneur untel, le manoir du ministre de ...et de fil en aiguille, elle avait peu visité l'endroit.

Peu à peu elle avait commencé à s'enfoncer dans les rues de la ville devisant avec tout ceux qui semblaient prêt à lui accorder un peu d'attention et elle était tellement occupée à chasser un chat sauvage avec plusieurs des enfants du quartier qu'elle n'avait pas vu que le jour avait déjà commencé à décliner. Quand l'animal avait été attrapé elle s'était prise au jeu et avait raccompagné les enfants jusqu'à leurs demeure pour s'assurer qu'ils étaient en sécurité, elle avait l'habitude de faire ce genre de choses depuis qu'elle tenait le rôle d'enseignante de l'école publique du village et une fois sa tâche accomplie, elle avait senti que la faim la gagnait. Naturellement elle avait beaucoup trop bougé depuis ces dernières heures pour que Toshigai la retrouve et la lassitude se faisait sentir.

Les commerçants continuaient leur dur labeur, les clients allaient,venaient sans trop se préoccuper d'elle et la jeune princesse avait fini par s'asseoir sur les marches qui constituaient le pas de porte d'une officine d'herboriste qui semblait fermé. Fermant les yeux elle avait écouté , un moment le bruit de la vie. La rumeur humaine , était semblable au bruit de la marée mais les hommes eux mêmes, auteurs de ce grand fracas , ne semblaient pas avoir conscience de la clameur terrible qui faisait vibrer l'air. C'était une humeur fascinante et elle était restée là à observer cet étrange ressac presque aussi impressionnant que l'original .

Son champs de vision fut soudainement barré de haori bleus et blanc et l'idée que ce cela se mêlait étrangement bien à sa réflexion précédente lui arrachât un rire nerveux. Chibana s'était levée, étirée comme un chat et avait posé son regard sur le dernier des haori qui n'avait pas encore quitté son champs de vision  et d'une voix forte elle avait apostrophé. Si Teru avait été là, elle aurait sans doutes été sévèrement réprimandée pour ce manque absolu d'éducation mais elle était seule actuellement.

« – Eh ! Vous ! Samouraï-Nii-san! »

Joignant le geste à la parole elle avait saisit entre ses doigt un pan du vêtement pour le retenir et s'assurer qu'il se retournerai.  Par soucis de sécurité – elle avait grandi entouré de gens d'armes – elle l'avait rapidement lâché pour prendre ses distances.

« – Pardonnez mon insolence, mais je cherche le bureau du gouvernement... est-ce que vous savez dans quelle direction cela se trouve ?  »

Si Toshigai avait été clair à un sujet c'était a propos de ce qu'elle devait faire si elle se perdait. Se rendre au bureau du gouvernement la ou des gens chargés de la sécurité de la ville la garderaient le temps qu'il la retrouve. Elle avait sans doutes trop tardé et elle craignait qu'il n'ai fait appel au bureau pour la retrouver.  Si c'était le cas elle pouvait dire adieu à ses sorties pour de très longues semaines.
La rumeur humaine , était semblable au bruit de la marée.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Okita Souji
Capitaine de la 1ère division du Shinsengumi
Messages : 290
Yens : 656
Date d'inscription : 26/12/2015
Voir le profil de l'utilisateur
Mar 21 Fév - 9:04

ft. Okita Souji

ft. Date Chibana

「 La grande Kyoto 」
C'était une journée des plus banales pour le capitaine aujourd'hui. Et comme beaucoup de ses journées dernièrement d'ailleurs. Il ne se passait pas grand chose en ville à part quelques petits accrochages sans gravité et le jeune homme trouvait ça monotone à la longue. Lui qui aimait dégainer sa lame n'en avait pas réellement l'occasion et d'une certaine façon il commençait à être difficilement gérable et un peu plus imprévisible que d'ordinaire. Derrière son petit sourire mystérieux constant sa soif d'action grandissait à tel point qu'il surveillait la moindre action suspecte pendant les patrouilles.

Aujourd'hui ne faisait pas exception. Après une journée passée au quartier général à superviser les entraînements des hommes, il avait été affecté à la patrouille du soir à la tête d'une bonne dizaine de soldats. C'était à peu près l'heure où le monde de la nuit commençait à s'éveiller de sa torpeur tandis que le monde diurne lui s'endormait lentement. Le changement était presque imperceptible, mais Souji le voyait. Et il espérait secrètement qu'il y aurait de l'action ce soir là, contrairement aux autres fois.

A vrai dire la simple présence des haori bleus et blancs en ville suffisait à calmer certaines rumeurs grandissantes lorsqu'ils passaient non loin. Leur réputation était telle que les fauteurs de trouble potentiels courbaient l'échine lorsqu'ils étaient présents et au final leur simple présence suffisait à maintenir l'ordre en ville même s'il arrivait parfois que certains se sentent plus braves que d'autres et tentent le diable. Mais ça arrivait très rarement, ou alors quand le brun n'était pas présent. C'était ça qui l'énervait au final, puisque sa soif de sang était bien là et s'accrochait à lui comme une véritable tare.

Après avoir fait le tour des artères principales de la capitale, Souji menait son groupe sur le chemin du retour. Malgré tout au bout d'un moment il recula jusqu'à se trouver en train de fermer la marche, laissant les autres partir devant. La démarche lascive, les bras croisés dans ses manches, le brun préférait demeurer dans son coin, alerte même s'il n'en avait pas l'air avec son attitude actuelle. Toutefois son soudain retrait interpella l'un des hommes en bleu qui se tourna vers lui.

"Capitaine, tout va bien?"

"Oui ne t'inquiètes pas", répondit-il en hochant légèrement la tête."Continuez d'avancer je vous suis."

Le soldat opina du chef et rejoignit les rangs tandis que Souji lui fermait toujours la marche. Cependant à peine eut-il fini de parler avec l'autre samouraï qu'il sentit qu'on tirait sur son haori. Par pur réflexe, le brun porta la main à son sabre et commença à dégainer en se retournant vivement. Cependant il se détendit lorsqu'il se rendit compte qu'il avait affaire à une jeune fille qui avait vraisemblablement perdu son chemin. Souji soupira, sans se départir de son sourire malgré tout et rengaina tout en reprenant son éternelle attitude flegmatique.

"Hmm... Le bureau du gouvernement? Si vous continuez tout droit et tournez à droite au prochain embranchement vous ne le raterez pas."

Le soudain changement d'ambiance avait interpellé le reste de son groupe qui s'était arrêté quelques mètres plus loin. Pendant ce temps, Souji se demandait ce qu'une jeune femme dans un état pareil pouvait bien avoir à faire au bureau du gouvernement. Il arqua un sourcil sans se départir de son sourire.

"On peut vous y accompagnez si vous le voulez. Mais dites-moi... Vous n'êtes pas du coin je me trompe?"

_________________

Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 16
Yens : 20
Date d'inscription : 17/02/2017
Voir le profil de l'utilisateur
Mer 22 Fév - 15:02
Il s'était retourné et le son de la lame qu'il menaçait de tirer de son fourreau avait quelque chose de terriblement nostalgique.  Par réflexe elle avait fait un pas en arrière supplémentaire.  Même s'il avait déjà montré qu'il ne comptait pas se servir de son sabre contre elle, dans le doute, on était jamais trop prudent. Elle avait gardé un sourire enjoué sur le visage alors qu'il la détaillait.  Elle n'y accordait pas trop d'importance, elle savait qu'elle aurait du s'outrer d'être regardée dans les yeux, ça faisait partie de l'éducation que Teru avait tenté de lui donner mais elle n'avait jamais réussi à assimiler ce concept. Et puisqu'il la regardait elle l'avait dévisagé à son tour, sans gène, elle n'avait jamais été gênée de grand chose pour être honnête. Non pas qu'elle ai eu de nombreuses occasion de l'être. La princesse ne rougissait pas et en général c'était d'elle que les autres rougissaient encore qu'elle n'accordait pas non plus d’intérêt à ce genre de remarques.

Il semblait ouvert au dialogue ce qui était non négligeable et elle écouta avec attention ses indications.  Le bureau était donc proche, avec un peu de chance la police ne s'était pas encore mise en route et elle pouvait éviter la catastrophe  quand à sa proposition de l'accompagner.  Elle avait plissé les yeux et avisé le nombre de ceux qui se tenaient avec lui, leur haoris reconnaissables et l'impact que cela aurai pu avoir.  Il aurai été difficile de lui faire un reproche et au sujet de son inconscience vis à vis de sa sécurité  dans ces circonstances n'es-ce pas ? Après tout elle revenait avec le shinsengumi. Elle n'était pas certaine des implication politiques de ces derniers mais il représentaient ici l'autorité et la sécurité, la cessation des combats et toutes sortes de choses vraiment respectables.

« – Vous le feriez ? ce serai vraiment aimable de votre part. On m'y attend depuis un moment maintenant et je pense qu'ils seraient très inquiets de savoir que j'ai erré seule dans une si grande ville. »

S'étirant comme un chat elle avait fini par leur offrir un semblant d'inclinaison respectueuse.  Elle n'était pas vraiment coutumière de ce genre de choses , mais quelque part elle avait la sensation qu'il était nécessaire de montrer qu'elle était vraiment reconnaissante.

« – Merci pour votre patience et que je suis navrée de vous détourner de vos occupations principales. »

Avait-elle ajouté avec un sourire polit en se redressant. Naturellement, elle avait pivoté dans la direction qui lui avait été indiquée et avait entrepris de marcher à reculons pour observer son locuteur. Pendant qu'il lui parlait.  Elle n'était pas du coin disait-il et elle était restée un moment perplexe est-ce qu'elle avait véritablement un accent différent, un accent propre au nord ? Ou parlait-il seulement du fait qu'elle ne semblait pas être originaire de la capitale pour ne pas savoir une chose aussi évidente que la localisation du bureau du gouvernement ? Elle avait fait la moue un peu et haussé les épaules.

« – Je ne viens pas de la capitale, non. J'habite un village très proche. Oha-Juku vous connaissez ? Je suis arrivée il y à un an déjà mais finalement je n'ai eu que rarement l'occasion de me promener seule dans Kyôto. »

Elle avait avoué doucement amusée par la situation, mais après tout peut-être qu'elle avait vraiment l'air d'être une étrangère en ces lieux, elle avait sans doutes ce regard trop admiratif devant ce foisonnement de cultures et de possibilités, tout ces gens qui grouillaient comme des fourmis dans une fourmilière.

« – Je viens d'Uwajima. Dites, vous avez un nom Onii-san ? »

Chibana avait demandé en se retournant pour regarder ou elle marchait et éviter de percuter quelqu'un. Son regard s'arrêta sur un groupe d'hommes déjà ivres et se leva sur le ciel presque noir déjà.  Le temps passait vite, très vite. Trop peut-être même , mais il faisait doux pour la saison et elle appréciait le fait d'être dehors entourée de gens qui vivaient, intensément.

« – Moi, je suis Chibana. »

Pas de nom.
Juste Chibana.
Il n'y avait pas besoin de parler de ces choses là. Chibana d'Uwajima et ce n'était même pas un mensonge, c'était même la plus stricte vérité. Se retournant une nouvelle fois elle l'avait avisé, scruté avant de déclarer avec la franchise qui était propre aux gens hautement éduqués :

« – Sans mentir, Onii-san : vous ne semblez pas être du coin non plus. »
La rumeur humaine , était semblable au bruit de la marée.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Okita Souji
Capitaine de la 1ère division du Shinsengumi
Messages : 290
Yens : 656
Date d'inscription : 26/12/2015
Voir le profil de l'utilisateur
Lun 27 Fév - 8:29

ft. Okita Souji

ft. Date Chibana

「 La grande Kyoto 」
A ses paroles, Souji devinait que la demoiselle devait être d'un tempérament insouciant pour venir se perdre ainsi dans les rues de la capitale. D'autant plus que, malgré le semblant de menace qu'il avait eu à son égard, elle continuait de sourire, le genre de sourire bien chaleureux comme si elle n'avait pas eu conscience du danger auquel elle avait été exposé un court instant. Elle s'était étirée et légèrement inclinée avant de partir dans la direction du bureau du gouvernement, tout en continuant de lui faire face. Le capitaine avait souri d'un air amusé, son bras reposant lascivement sur la garde de son katana.

"S'assurer de la sécurité des citoyens fait partie de nos occupations principales, vous ne nous dérangez nullement mademoiselle, en venant demander votre chemin."

Souji fit signe à ses hommes de reprendre leur route et repassa en avant par la même occasion afin de rester à hauteur de la jeune femme. Finalement, elle confirma ses doutes quant au fait qu'elle n'était pas de la capitale. Elle venait des alentours de Kyoto, que le brun connaissait un peu, et n'y était installée que depuis peu. Le nom de son village lui disait même quelque chose. Peut être était-il passé dans le coin quand il était arrivé lui même en ville. Il hocha donc la tête positivement.

"Ca me dit quelque chose en effet."

Elle avait ensuite indiqué être originaire d'Uwajima. Il connaissait de nom mais n'avait jamais eu l'occasion de s'y rendre puisqu'il venait du Nord du pays et n'avait pas encore eu réellement l'occasion de s'éloigner de la ville. Souji surveilla subtilement un groupe d'ivrognes auprès desquels ils passaient avant de reporter son attention sur ce que lui disait la jeune femme. Elle se nommait donc Chibana. Chibana d'Uwajima donc, il ne poserait pas plus de questions sur son identité pour l'instant. Il n'y éprouvait aucun intérêt et à part pour installer une certaine tension ou sembler méfiant envers elle, ça ne servait à rien. Après tout elle ne représentait pas une menace visiblement.

"Je suis Okita Souji, du Shinsengumi. Enchanté Chibana-chan."

Elle l'avait peut être remarqué grâce au haori, mais le capitaine préférait le préciser. Il sentit ensuite son regard sur lui et releva la tête pour l'observer à son tour. Apparemment elle avait deviné qu'il n'était pas de la région et ça le fit doucement sourire à nouveau. Il croisa les bras et haussa les épaules.

"Peut-être bien que vous avez raison, qui sait?"

Il garda le silence ensuite et dépassa Chibana. Ils n'étaient plus bien loin du bureau du gouvernement maintenant. Quand il trouva qu'il avait laissé assez de suspens, Souji se retourna vers elle.

"Je viens d'Aizu, tout comme certains de mes camarades."

Certains soldats de son groupe en étaient originaire également, mais les effectifs du Shinsengumi se remplissaient d'hommes venus de Kyoto et ses environs. Il n'y avait globalement que les membres piliers du groupe qui venaient du Nord du pays. Le capitaine fit ensuite signe à tout le monde de s'arrêter, puisqu'ils venaient d'arriver non loin du bâtiment du gouvernement.

"Nous y sommes Chibana-chan. Je repartirais avec mes hommes une fois sûr que vous serez entre de bonnes mains."

_________________

Revenir en haut Aller en bas
avatar
Messages : 16
Yens : 20
Date d'inscription : 17/02/2017
Voir le profil de l'utilisateur
Lun 27 Fév - 10:34
Assurer la sécurité des citoyens.
Elle se demanda si Kyôto était un endroit si violent à l'origine, s'il y avait réellement des gens qui osaient mettre à feu ou à sang la cité Impériale. Ces personnes là n'avaient-elles pas peur de la punition qui pourrait s’abattre sur eux pour avoir osé causer du tors au fils du ciel ? Cette pensée la perturbât quelques peu mais elle pouvait entendre que ce genre d'agitation étaient le propre des grandes villes, il y avait aussi des personnes de ce genre à Uwajima. Elle s'était contenté d'un sourire polit plutôt que d'une réponse se concentrant sur le questions qui demandaient réellement une réponse. La ou elle vivait par exemple.  Oha-juku avait une importance toute particulière dans son cœur, sans doutes parce que la dernière fois qu'elle s'y était rendue avec toute sa famille son frère était encore en bonne santé, c'était avant que tout ne devienne si grave, avant qu'il ne soit écarté de la succession et obligé à se retirer de la vie politique du clan, considérer comme quantité négligeable.  La vie au village était douce, ils ne manquaient de rien et l'ambiance festive qui y régnait et propre aux régions touchées par l'abondance.  Sous la bienveillance du Daimyo de Yodo le village autonome continuait son propre bout de chemin.

▬ C'est un tout petit village, avec fort peu de terres. Mais c'est un endroit charmant.

Elle avait assuré, nostalgique et pensant au manque évident de population de cette rase campagne que sa famille administrait. Elle espérait que malgré son mariage, quand elle serait devenue une personne âgée,elle serait autorisée à retourner vivre dans ce village et qu'elle pourrait y passer des jours heureux dans cette langueur si particulière que prenait la vie.  Que si d'aventure elle avait des enfants alors elle pourrait les emmener ici et leur faire découvrir à quoi avait ressemblé sa propre enfance.   Satisfaite de l'image mentale qu'elle avait constitué elle s'était à nouveau concentrée sur la conversation. Échangeant des formalités sur eux comme leurs prénoms, mais elle s'intéressait vraiment à ce genre de chose.

▬ Souji-san donc. Avec les caractères pour  " Totalité" et "Gouverner"  ou pour " idée" et "enfant" ? attendez j'en connais encore plein ...

Elle avait demandé en calligraphiant dans les airs les caractères auxquels elle pensait, les yeux légèrement  plissés, elle était concentrée sur sa tache déclinant les différentes options auxquelles elle pensait avant de se rendre compte que ce n'était pas forcément une activité intéressante. Et l'ajout du sufixe « -chan » à son propre prénom lui arracha un petit rire amusé. Elle n'avait jamais été appelée de la sorte. Ce n'était pas de coutume, ses propres parents l’appelaient « Chibana » ou  « Senka » jamais autrement et ils s'adressaient toujours à elle dans une langue très soutenue qu'elle était obligée d'observer en leur présence, en présence de tout un chacun, le reste du temps elle était appellée par son titre «  Himegimi » , « Senka-hime », « Princesse Chibana »...il y avait quelque chose de vraiment amusant dans cette nouvelle dénomination et elle l’appréciait.  

Elle ne releva pas vraiment son appartenance au Shinsengumi, sans doutes parce qu'elle ne savait pas trop quoi dire à ce sujet. Il était du domaine public qu'on ne pouvait pas vraiment passer outre leur présence qu'elle arrange ou qu'elle dérange et de toutes les manières la jeune fille n'était pas la pour ce genre de considérations. Elle s'intéressait de reste à de nombreuses autres choses, comme là d’où il venait par exemple puisqu'elle même avait assuré cette réponse plus tôt.  Il avait semblé amusé qu'elle en fasse la remarque.

▬ Mon mère dit quelques fois que si je devais être aussi perspicace alors j'aurais mieux fait d'être un fils, au moins ça aurait servit à quelque chose.

Elle avait grimacé en gonflant les joues. Naturellement elle savait que sa mère était satisfaite d'avoir pu mettre au monde une fille et qu'elle se satisfaisait parfaitement de sa condition mais il y avait certains jours ou Chibana elle-même regrettait de ne pas être un homme, elle pensait à toutes les libertés qui se seraient offerte à elle si elle en avait été un.

▬ A quoi ressemble Aizu ?Un de mes frères qui y est allé, dit que c'est très différent de chez nous, moins de rizières, moins de culture ...est-ce vrai ? Est-ce que ça ressemble à ici ?

Curieuse, enjouée Chibana du cependant arrêter ses divagations personnelles puisque son locuteur lui annonçait leur arrivée au bureau du Gouvernement et  son visage se décomposant en croisant le regard furibond d'Oriki Toshigaï, son chaperon et garde du corps.  Son regard se posa de sa maîtresse a Souji et il carra la mâchoire en observant les motifs de son haori. Il franchis en moins d'une seconde le pas qui le séparait du drôle de groupe.

▬ Chibana-Chan ?

Il avait éructé du ton le plus agressif que la jeune femme ne lui avait jamais entendu.
Les yeux sombres de Toshigaï se posèrent sur les membres du Shinsengumi avant de se poser sur le chef des forces de police du gouvernement.

▬ Capitaine, vous pouvez rappeler vos hommes son Altesse est revenue. Quand à vous ...est-ce que vous n'allez pas présenter vos excuses et vos respect à la princesse au lieu de la fixer comme si vous étiez son égal ?

Il crachait venimeux et il s'était brutalement emparé du bras de l'adolescente pour l'écarter d'eux dardant un regard sévère sur elle qui semblait un peu sonnée devant son comportement inhabituel.

▬ Est-ce que vous voulez me faire tuer, Himegimi ? vous penser que c'est pour folâtrer avec des Ronins de la plus basse extraction que votre père vous à envoyée à Kyoto ?

A ce moment là, il semblât à Chibana que les limites avaient été franchies de la plus brutale et dégradante des façon et arracha son bras à la prise du garde du corps pour arborer un air qui faisait plus gloire à sa lignée que ses attitudes précédentes. Droite, digne avec un regard emplis d'un profond dégoût.

▬ Toshigaï. Il suffit maintenant votre manque de manière me débecte tellement que je ne sais pas quel châtiment sera susceptible de rattraper vos outrages. Vous allez calmement vous incliner et vous faire pardonner pour vos mots insultants. Est-ce que je dois enfoncer cette épée dans votre ventre pour vous rappeler ou se trouve votre place ? Votre manque de dignité me sidère.

Elle avait susurré d'un ton calme mais menaçant en posant sa main sur la garde du Katana de l'homme en question. Dans d'autres circonstances il aurait peut-être protesté, mais quelque chose dans le regard de la Princesse lui indiqua qu'elle était effectivement capable d'un tel acte. Il ne se courba pas immédiatement cependant et d'un geste fluide elle tira le katana hors de son fourreau, le pointant habilement sur le Samouraï. Assurément ce n'était pas la première fois qu'elle tenait une arme. 
La rumeur humaine , était semblable au bruit de la marée.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Okita Souji
Capitaine de la 1ère division du Shinsengumi
Messages : 290
Yens : 656
Date d'inscription : 26/12/2015
Voir le profil de l'utilisateur
Jeu 2 Mar - 6:34

ft. Okita Souji

ft. Date Chibana

「 La grande Kyoto 」
Chibana était définitivement une personne qui amusait le brun. Bien qu'il le montrait à peine, cette gaieté et cette joie presque enfantine dont elle faisait preuve le divertissait bien assez pour écarter sa soif de sang de ses pensées. Il avait discuté avec elle jusqu'à arriver au bureau du gouvernement. Elle lui avait parlé des caractères composant son prénom, il lui avait donné quelques précisions sur la région d'Aizu puisqu'elle était curieuse à ce sujet. Bref, au bout du compte Souji était beaucoup plus calme et posé qu'il ne le fut durant une bonne partie de la journée. Mais il fallait croire que cette sérénité d'esprit n'allait pas durer bien longtemps.

A peine arrivé là où devait se rendre la jeune femme, un homme, visiblement un autre samouraï, vint à leur rencontre. A l'air qu'il affichait, il semblait bien en colère, et encore plus après avoir détaillé le capitaine. Malgré tout, Souji ne se départit pas de son sourire, jusqu'à ce qu'il entende cet homme appeler Chibana 'Son Altesse'. Et il n'eut pas le temps de poser de questions que l'autre guerrier vint lui cracher son venin à la figure tout en éloignant Chibana de son groupe, comme quoi il devait présenter ses excuses à la jeune femme et cesser de la traiter comme son égal. Il haussa un sourcil, l'air plus sombre qu'auparavant.

"Etais-je censé savoir que j'avais affaire à une princesse? Jusqu'à présent je traite les gens sur un même pied d'égalité si je ne connais pas leur rang. Votre agressivité est loin d'être justifiée. Après tout, je ne lui ai pas fait de mal, à moins que vous considérez guider les citoyens perdus en ville comme un outrage?"

Il avait ponctué sa dernière phrase d'un sourire sarcastique comme il savait si bien les faire. Néanmoins, son sourire s'évanouit bien vite lorsque l'autre samouraï commença à réprimander la princesse pour sa disparition tout en osant traiter le Shinsengumi de "ronins de la plus basse extraction". Son regard émeraude se retrouva allumé d'une étincelle d'animosité et son aura se faisait plus menaçante. Être aussi outrageant envers eux en la présence du brun était loin d'être la meilleure des idées, surtout aussi franchement et en l'ayant en face. Oh, il savait bien qu'ils n'étaient pas forcément appréciés, mais rare étaient ceux osant dire du mal du Shinsengumi en présence d'un de ses soldats. Et surtout, Souji était certainement moins tolérant sur ce genre d'insultes que le commandant ou le vice-commandant. Disons qu'il dégainait un peu trop facilement quand c'était le cas.

Il était à deux doigts de le faire d'ailleurs, ayant commencé à sortir sa lame de son fourreau tandis que ses hommes tentaient de le raisonner et de l'empêcher de faire quelque chose qui lui causerait du tort. Cependant, Souji n'eut le temps de rien dire puisque Chibana se chargea de réprimander l'homme. Il n'aurait jamais pensé qu'elle puisse faire preuve d'autant de dignité et de sérieux, mais malgré tout il reconnaissait là l'attitude d'une vraie princesse. Après tout, il y avait été habitué avec Saya depuis qu'elle avait prit son rôle de servante pour le Shinsengumi. Il y avait ce port altier qui demeurait présent de temps à autre, même si elle n'était plus enfermée dans une cage dorée.

La surprise ne s'arrêta pas là, puisque la jeune femme finit par menacer de mort le samouraï s'il ne s'excusait pas pour ses paroles, lui dérobant son katana pour le pointer dans sa direction. Un silence presque pesant s'installa pendant un moment, et les passants lançaient des regards furtifs dans leur direction avant de baisser la tête et reprendre leur route. Enervé, une colère sourde grondant en lui, Souji ne put s'empêcher de lâcher un petit rire moqueur cependant. Toujours une main sur sa garde, serrant au point d'en avoir les jointures blanchies, il fit un pas en avant, l'air fier malgré la situation.

"Toshigaï-san c'est bien ça? Vous avez de la chance que votre princesse ait agi avant moi. Oser traiter des hommes engagés par le shogun lui-même de vulgaires ronins... Disons que c'est un affront que je n'aime pas laisser impuni. Vous feriez mieux de retirer ces paroles tant qu'il en est encore temps."

On pouvait clairement lire dans le regard de Souji qu'il serait capable de le retrouver pour le tuer s'il le fallait. Son attitude flegmatique et sa naïveté de façade s'étaient envolés pour laisser place à un homme plus nerveux et prêt à en découdre. Usant de sa répartie, il n'hésita pas à lancer une dernière pique à l'homme tout en le toisant.

"Remarquez que le ronin de basse extraction que je suis sait au moins mesurer ses paroles, même si je vous exècre en ce moment même~"

_________________

Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Hakuouki :: Zone de rp :: Kyoto :: Commerces-
Sauter vers: