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Laissez plutôt subsister la grâce d'un printemps jusqu'au crépuscule * ○ || Chibana -Terminée

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Ven 17 Fév - 13:09
Date
Chibana
Groupe : Civils
Domaine : Aucun.
Métier : Elle est la princesse du Domaine d'Uwajima. Elle anime deux jours par semaine la Terakoya de son village.

▬ ft. Teru par Lumaki-san

Âge : 18 ans
Nationalité/origines : Japonaise
Carnation : Claire, relativement mais elle n'est pas aussi blanche qu'elle le devrai, Chibana à passé beaucoup de temps à l'extérieur dans son enfance
Taille : 156 cm
Corpulence : assez frêle, mais elle a des muscles longs et travaillés
Cheveux : Longs -très longs, d'un brun qui tire vers le violine
Yeux : d'un bleu très clair
Signe(s) distinctif(s) : Pas vraiment, elle se vêti simplement et n'a pas de gout extravagants, ni taches , ni cicatrices spécifiques

Si vous aviez demandé son avis à Iwaya Teru-san ce qu'elle pensait de la Princesse Chibana, elle vous aurai sans doutes répondu que vous n'auriez pas pu tomber sur un meilleur informateur. Des choses à dire, elle en avait plein.  Sans doutes parce qu'elle l'avait élevée, comme elle avait élevé la mère de cette dernière jusqu'à son mariage et l'avait accompagnée dans sa nouvelle demeure. Parce que c'était la coutume.  Date Chibana, unique princesse de la  maison avait donc été placée sous sa garde et sa bienveillance.  Non que cela n'eût été d'une grande aide au final puisque les parents de l'enfant furent tout compte fait particulièrement impliqué dans son éducation.

Chibana, malgré son statut de princesse dans un des clans les plus noble de leur glorieuse nation, avait grandi libre avec pour seule prérogative de découvrir le monde. Sans doutes parce qu'elle était la troisième née et que la pérennité de la famille était déjà assurée par la naissance de ses deux frères aînés, alors naturellement , elle avait grandi comme un cheval sauvage.  C'était une enfant vive qui aimait courir pieds nus et se rouler dans l'herbe. Malgré leur richesse évidente , leur noblesse les Date menaient une vie Frugale dans un palais régis par les règles militaires et chacun y avait sa part de travail à faire.  Chibana avait été libre et responsabilisée très tôt,  sa liberté en outre n'était pas gratuite.  Rapidement , avant de savoir réellement lire ou écrire elle avait connu le travail dans les rizière et fréquenté les paysans, ses parents y tenaient et même si elle n'y passait de longues heures , on avait tenu à lui inculquer le prix de chaque chose. L'importance du travail.  Et Chibana aimait cela.

Rapidement cela s'était vu. Elle riait si fort malgré ce que l'étiquette aurait voulu et son rire tout clair faisait rire aussi les paysans, faisait rire ses parents, ses frères et les gens de maison.  Chibana en grandissant avait gardé cette joie de vivre, cette franchise enfantine et cette façon d'être si terriblement libre. Le cœur sur la main et pas la langue dans sa poche elle maîtrisait cependant les arts des lettres avec une certaine facilité  mais ce n'était pas pour cela qu'elle était le plus doué. La Princesse avait reçu une éducation stricte, solide et variée qui serai utile à la vie en société et surtout à la vie à la Cour Impériale qui était sa place puisqu'on la destinait à épouser un haut fonctionnaire, un ministre peut-être pour assurer d'avantage l'hégémonie de la famille sur la politique nationale.

Chibana n'avait pas de goût extravagants et elle pensait qu'elle pouvait dire n'importe quoi tant qu'elle le pensait ou que toute vérité était bonne à dire.  Qu'elle pouvait rire ou pleurer et que la dignité était une chose qu'on s'inventait par peur de la faiblesse mais elle ne voyait rien de noble dans cela.  Elle était têtue, parfois capricieuse et certainement de mauvaise foi mais elle était capable d'apprendre de ses erreurs , de les reconnaître et même de prendre ses responsabilités vis à vis de celles-ci lorsqu'on la mettait face à ces dernières. Si la politique et la poésie ne l'intéressaient pas vraiment – et personne n'avait eût le cœur à l'y forcer , elle avait appris la musique et la broderie avant de se passionner férocement pour les arts militaires en tout genre et parce qu'elle était vive d'esprit, d'une perspicacité rare et d'une certaine ingéniosité, elle avait été instruite par son pères aux arts antiques de la stratégie militaire. Elle avait beaucoup lu sur le sujet  et parce qu'elle vivait mal la claustration elle avait appris les arts martiaux avec ses frères. Kendo, Aikido, bajutsu ...elle était une princesse d'un clan guerrier après tout, fille de Daimyo elle n'aurai sus y échapper.

Elle avait hérité cela de son père, son talent pour l'équitation  certes, mais surtout cette propension naturelle à diriger, elle avait l'aura, la capacité et une shamane du temple avait dit le jour de sa naissance qu'elle avait le visage d'un Amiral immortel, une personnalité forte en sois faite pour s'illustrer. À la cour comme sur les champs de bataille il était à parier qu'elle mènerai sa propre guerre et qu'elle serai douée à cela.  Pleine de malice et de cette force de caractère donnée par la certitude d'être un être de valeur, Chibana avait foi en son avenir et encore plus en l'avenir en général. Optimiste et courageuse, avec cet altruisme inculqué depuis l'enfance on disait souvent  au maître des lieux que c'était un manque de chance terrible qu'elle n'aie pas été un fils.  Son père Date Munenari-dono répondait régulièrement à cela qu'il était heureux qu'elle n'en soit pas un , parce que si elle l'avait été alors elle aurait du partir à la guerre au lieu de devenir l'esprit libre qu'il aimait tant.

Et Chibana riait.
Histoire


                                                                           • I •
                                              Yodo – Oha-Juku : || Loin des siens
                                                                              •
Le village d'Oha-Juku était un endroit minuscule qui ne faisait pas plus d'une dizaine d'hectares et ses terres, bien que fertiles étaient également le lieu privilégié de passages d'animaux sauvages. Et de très nombreux passage puis qu'il était le dernier point de chute du Domaine de Yodo en direction de Kyoto.  Situé à la frontière de deux grand domaines, le village d'Oha-Juku était une spécificité féodale puisque malgré que son découpage le plaçait sur le territoire de Yodo il appartenait en réalité depuis deux siècles au Daimyo  du Domaine d'Uwajima.  Une spécificité qui avait été accordé par l'Empereur de l'époque en remerciement du mariage royal de deux des princesses de clan et la naissance de quatre fils en bonne santé. L'un des ses princes par la suite obtiendrai la position de Prince héritier ordonnant un nouveau respect pour la famille du Daimyo. Oha-Juku était un village paysan et remplis de diverses auberges qui vantaient les mérites de cette grande famille et son implication impériale, le sang sacré du dragon qui coulait dans leur sang.  Et le Daimyo était bon avec eux.

Le chef du village, un membre antique de la famille Oriki était un  vassal de longue date du clan Date, majordome depuis des générations ils s'étaient vu promus et placés en remerciement pour leurs loyaux services a la tête de ce village si lointain. L'alliance avait été scellé par le mariage d'une princesse avec un des fils du majordome , une nièce lointaine du Seigneur et depuis la famille Oriki assurait la régence dans cette petite campagne et l'entretient du manoir offert par l'empereur. De temps à autre, pour une durée variable et à des moments qui variaient tout autant, un membre du clan venait séjourner au village. Probablement pour fuir l'agitation du château, pour s'assurer que les directives de la famille étaient bien appliquées et ces instants étaient toujours synonymes de grandes réjouissances et la fête durait plusieurs jours.  

Le village bien que prospère ne comptait que deux gardes armés, des jeunes hommes qui avaient été envoyé faire leur service militaire auprès du Seigneur Yodo comme il était coutume de le faire depuis que le village avait été déclaré propriété des Date.  Ainsi Oriki Toshigai, le fils aîné du chef de village et un autre garçon du village, le fils d'un riche aubergiste avait été choisis pour donner leurs épées au Seigneur Local avant de les mettre au service de leur maître. Cependant la région était calme et si on racontait qu'ailleurs la guerre faisait rage, le vilage d'Oha-Juku vivait dans une sérénité toute particulière qui aurait pu remettre en question cette théorie. C'était sans doutes pour cette raison, ce sentiment de sécurité et les prix abordables que de nombreux voyageurs préféraient résider dans une auberge du coin à deux kilomètres de la capitale.  On avait pas peur de se faire voler ou battre dans les rues sporadiques de ce village.

A l'heure actuelle pourtant, Oha-Juku était en effervescence puisque le matin même par la route principale, un palanquin de rouge et de doré avait traversé le village, tiré par deux jeunes chevaux, estampillé aux armoiries du domaine seigneurial .  Dans la carriole, les rideaux relevés, penchés par l'ouverture le visage ravis de la jeune princesse d'Uwajima criait des salutations enjouées, des yeux clairs, des vêtements sobres malgré leur bonne qualité  elle avait été escorté par les dignitaires du village jusqu'au Manoir princier ou résidait habituellement les membre de sa famille. Elle y avait séjourné à plusieurs reprise étant enfant mais n'était pas revenue depuis plusieurs années. Les préoccupations familiales avaient été diverses et il avait été hors de question d'envoyer une si jeune enfant proche de la capitale sans l'un de ses parents.  Elle avait cependant traversé le pays seule cette fois accompagnée seulement de sa nourrice, d'un vieux majordome et d'un garde armé de l'armée Date.  L'homme repartirai rapidement pour retrouver son maître laissant la jeune fille aux mains et à la bienveillance du Seigneur Yodo et de l'Empereur.

Déjà des rires et la rumeur de la musique avait commencé à s'élever des terres agricoles et des dans les rues du village, la cour du Manoir était noire de monde, d'enfants surtout et la Princesse  debout, courbée sur les marches du couloir mimait avec de grand gestes et une voix exagérée les grandes aventures imaginaires de son long voyage jusqu'à eux.  De cet après midi jusqu'à la fin de la semaine la fête ne dis-continuerai pas.  Parce que le Dragon était revenu dans son nid.

                                                                                         • II •
                                                           Uwajima – Palais : || Les enfants du Dragon
                                                                                           •
Le domaine d'Uwajima était celui du Daimyo Date Munenari, un homme fort, imposant et à l'implication politique forte depuis son plus jeune âge. Expert en stratégie militaire , il avait servit de conseil à l'empereur a de nombreux sujets et dirigeait son fief d'une main de maître. Il avait la réputation d'un homme intransigeant mais impartial qui savait instruire une justice respectable pour ses gens.  Date Munenari, comme son père avant lui, était aimé par son peuple, respecté par le Shogun et apprécié par l'empereur c'était pour cette raison que quand il avait été en âge de se marier la maison impériale avait envoyé dans la province d'Uwajima Ouka-Hime, une princesse impériale du clan Minamoto vingts troisième fille de l'Empereur précédent. Une jolie jeune fille, encore adolescente qu'il avait épousé la même année.

Son mariage avec la Princesse Ouka était heureux, elle était bonne, bien éduquée mais elle avait toujours aspiré à une liberté que le carcan  protocolaire de la famille impériale ne lui permettait pas d'exprimer. Elle s'était brutalement épanouie dans ce nouveau milieu et même si la vie frugale qu'imposait le maître des lieux avait été un rude changement elle avait appris à aimer l'idée de se sentir utile.  Même si elle n'avait pas pu parler d'amour dans un premier temps, son époux était bon avec elle, et c'était un homme passionné malgré une brutalité latente, un homme sage et leur couche avait été bénie par les dieux puisque rapidement elle avait donné naissance à un fils, puis un autre et plusieurs années en suite elle avait mit au monde une fille.

Un mariage, heureux et fertile, dans une terre prospère.  Leur vie n'avait rien d'une grande aventure, mais elle n'avait rien d'un drame non plus et contrairement à sa propre mère, Ouka décida de consacrer une partie de son temps à l'éducation de ses enfants.  Malgré la présence d'une nourrice, qu'elle avait amenée pour compagnie et pour cet effet c'est elle qui se chargea le plus souvent possible d'habiller ces petits poupons, de les réprimander et de leur enseigner l'étiquette.  Plus pour la forme que pour l'intérêt que cela revêtait réellement, de reste les enfants étaient assez libre d'apprendre ce qu'ils aimaient.

Dans un contexte différent, peut-être que la naissance de la princesse Chibana n'aurait pas été un événement aussi heureux et aussi remplis de promesses. Mais elle était venue au monde dans une terre prospère précédée de deux princes, alors elle était libre de faire ce qu'il lui plaisait, son mariage n'était ni une urgence, ni une nécessité et parce que sa mère était de sang Impérial il faudrait s'assurer qu'elle fasse une belle alliance avant cela elle pouvait grandir dans l'amour et le respect des siens.  C'était une enfant vive, qui ne s'intéressait pas réellement aux enseignements qu'on réservait habituellement aux femmes et parce que ses parents avaient une notion particulière de la reconnaissance et de l'épanouissement Chibana-Hime avait appris à monter a cheval avant de savoir lire ou compter, et à sept ans elle avait maîtrisé l'art du tir à l'arc avant la poésie.  De reste à son rythme pas à pas et comme toute les petites filles de son rang elle avait étudier l'Histoire, la géographie, l’arithmétique, la calligraphie  tout ce qui ferai d'elle une adulte complète malgré le fait que ses parents et instructeurs abandonnèrent rapidement  toute tentative de lui faire pratiquer la peinture ou la broderie et si elle semblait porter un vague intérêt à la musique il était évident qu'elle n'était née dans le clan Date pour rien.

La littérature et la poésie classique n'avaient que peu d'intérêt quand qu'elle pouvait lire des traités militaires millénaires. Elle aimait disserter à ce sujet pendant de longues heures avec son père, avec ses frères et elle les suivait régulièrement au cours de longues balades à cheval, participant aux courses  et aux épreuves martiales. Curieuse et perspicace elle était naturellement douée pour toutes ces choses qui touchaient à la stratégie. Elle était pleine de cette lumière vivace, qui débordait dans son rire.  Parce que Date Munenari et Minamoto no Ouka étaient des gens humbles dans leur façon de penser il avaient toujours jugé bon de participer régulièrement aux travaux dans les champs, et une fois par an à la période de la grande récolte dans les rizières, dans une ville différente chaque fois ils organisaient de grandes festivités et participaient eux même au ramassage du riz.  Les enfants compris, régulièrement en fait.  Parce qu'il était bon selon le chef de famille de ne pas oublier que leur richesse et leur bonne fortune venait de la terre et donc des gens qui la travaillaient. C'était pour cette raison que les sanctions prises par le chef de famille à l'encontre de sa progéniture concernait souvent des travaux habituellement réservé au peuple.

Ainsi les enfants turbulent se voyaient régulièrement envoyés aux champs, aux rizières , aux travaux publiques pour quelques heures, le temps de calmer leurs ardeurs et de se souvenir d'où ils venaient. Mais la princesse Chibana aimait ses choses là, elle aimait l'ambiance qui régnait autour des rizières, tremper ses pieds dans l'eau et regarder les poissons combattant qui y vivaient – ils avaient été implantés par son grand-père parce qu'ils mangeaient les algues et les parasites – et son rire raisonnait souvent tellement qu'on l’appelait affectueusement  «  La princesse des Bocages ». Toutes les semaines , elle aidait sa mère qui préparait avec l'aide des cuisines un ragoût de riz , qui serait en suite servit aux plus pauvres, la charité de la Maîtresse des lieux était célèbre sur le domaine et on chantait les louanges de la maison Impériale pour avoir donné au Maître une si bonne épouse.  Chibana était jeune et elle ne comprenait pas toujours le sens de ces réflexions mais elle était naturellement sociable et ses parents s'étaient tant échiné à écraser en elle toute forme d’orgueil en elle, qu'elle se plaisait à courir la campagne avec ses frères et des enfants de tous horizons.

Les rencontres avec des officiels, de la circonscription, de la cour ou du Shogunat étaient toujours de violents retours à la réalité, une réalité froide et protocolaire dont elle ne se satisfaisait pas mais à laquelle elle pouvait faire face de temps à autre. Au palais l'étiquette existait surtout pour ceux qui rencontraient régulièrement la famille et il était rare que Chibana ai à en faire l'usage. On la réprimandait rarement pour ne pas l'avoir fait en vérité et sa spontanéité était une chose que son entourage semblait apprécier.

                                                                                         • III •
                                                               Uwajima – Palais :|| Tranches de vies
                                                                                               •

Avec une grimace douloureuse pour ses genoux , Date Chibana accomplit la dernière de ses trente prosternations rituelles, face à la statue de bouddha. Le regard scrutateur de Teru sa nourrice remplacé par celui, bienveillant de sa grand-mère paternelle. Taira no Manami-sama avait été une princesse d'une grande beauté et d'une grande fermeté par le passé , suite à la mort de son époux, elle était devenue none et vivait depuis maintenant sept ans dans un monastère bouddhiste dans les montagnes. Un choix qui avait été respecté par tous les membres de la famille et Chibana en temps que jeune fille se devait de participer aussi à la piété familiale aussi, une fois par semaine se rendait-elle aussi au temple pour prier.  C'étaient les seuls instants ou elle pouvait avoir un contact avec sa grand-mère. Et Grand-mère Taira avait de nombreuses choses à raconter, sur la vie de son époux, sur sa vie au Palais impérial et sur sa propre famille. La vieille Dame savait raconter, elle avait ce talent d'orateur et quand elle tissait des paysages avec ses mots, Chibana avait l'impression de s'y trouver pour de vrai. Elle aimait cette sensation grisante et elle aimait imaginer qu'elle marchait à son tour dans les rues de Kyoto, visitait le palais impérial …

« – Vous avez mauvaise mine, Mon enfant. »

Avait remarqué la vieille dame alors que sa petite fille venait s'asseoir sur les marches du temple avec elle. Et l'enfant, à peine une adolescente de douze ans avait baissé les yeux très fort , comme se concentrer sur la prière qu'elle avait répété comme un mantra jusque là. Elle avait senti les larmes monter à ses yeux et avait secoué la tête pour garder un semblant de contenance.

« – Munemasa-sama est malade, vraiment très malade. Le médecin est venu hier et il dit que ce sont ses organes qui sont malade et qu'il n'ira jamais mieux. Oncle Murayoshi à convaincu Père de l'évincer de la succession. »

Elle avait articulé, tremblante. Son premier frère Munemasa était âgé de vingt-cinq ans premier fils de la famille il avait été marié jeune à une princesse du clan Oda mais leur mariage était absolument stérile et aucun enfant n'avait vu le jour. Pire encore au cours de l'hiver précédent , il s'était écroulé sous le faix d'une fièvre intense et ne s'était jamais rétablit depuis.  Son état s'améliorait de temps à autre , lui permettant de quitter le lit mais ces courts instants d'espoir se soldaient toujours par une rechute violente et agressive. Avoir un héritier malade n'était pas pour l’intérêt du clan et les branches secondaires de la famille avaient commencé à soulever la question alors Date Munenari avait la seule chose qui pouvait être faite : le premier fils avait été déshérité au profit de son jeune frère Kunishige. Et Chibana était très proche de Kunishige, elle aurait du être heureuse pour lui mais la perspective de voir son premier frère tomber dans l'oubli était quelque chose de difficile pour elle.

« – Munemasa -sama à toujours été un délicat, il n'était pas fait pour être à la tête de cette famille, c'est une bonne chose. Il va pouvoir se consacrer à la poésie ou à la musique. »
« – Vous pensez vraiment? »
« – Je pense que ce sont des choses qui arrivent et qu'il faut voir du bon dans la volonté des cieux. Votre frère à toujours été un bon vivant, il mérite de voir des gens heureux dans ses autours le temps qu'il lui reste, ne pensez-vous pas ? »
« – Mais je ne suis pas heureuse, Grand-mère. »
« – Il faudra bien, pourtant. »

♪•♫•♪•♫•♪•♪•♫•♪•♫•♪

« – Himegimi ! »

La voix un peu rauque de Teru avait figé Chibana dans son action. Raidie au milieu d'un couloir qu'elle n'aurai pas dus emprunter, l'adolescente s'était retournée lentement , comme si cela pouvait faire disparaître la réalité.  Elle avait été prise sur le fait et elle pouvait parfaitement imaginer le genre de punitions que sa nourrice pouvait inventer pour lui passer l'envie de recommencer, mais naturellement quand elle rencontra son regard accusateur elle abandonna tout espoir de retraite.

« – Peut-on savoir ou vous comptez vous rendre, sans chaussures et sans tabi , comme une fille de joie, à peine coiffée dans une direction qui est prohibée pour la journée ? »

Elle avait grincé devant l'insulte mais gardé contenance  croisant ses mains sur son ventre elle avait observé une pause digne qu'elle n'avait pas d'ordinaire – comment aurait-être pu, alors qu'elle préférait grimper aux arbres – et avait dévisagé la vieille dame avec colère. Finalement elle décida d'être franche .

« – J'allais regarder les préparatifs de la cérémonie de mariage. »
« – Vous n'êtes pas autorisée à le faire, est-ce que vous imaginez la honte que vous apporteriez à votre frère ainsi vêtue ? Vous allez apporter la malchance sur cet événement. »

Teru avait toujours une façon très directe de dire les choses et certains jours , comme celui ci  cela agaçait grandement la princesse.  Âgée de quinze ans , elle était probablement dans sa période la moins coopérative. Ses parents étaient des gens patients mais Teru pensait qu'ils étaient trop souple avec la jeune fille qui était en train de devenir une véritable sauvageonne et en vérité elle avait du mal à comprendre ce que ses parents trouvaient si bien dans le fait qu'elle s'intéresse aux arts martiaux.  Ce n'était pas avec cela qu'elle allait trouver un bon mari.  C'était un peu son rôle à elle de la contraindre – si c'était possible – à se cantonner à des activités qui feraient d'elle une épouse accomplie avant qu'elle ne soit en âge de se marier.

Pour répondre à son accusation, la princesse du clan avant tiré la langue, fait une grimace qu'elle avait sans doutes appris à force de traîner dans les champs avec les enfants du peuple et s'était enfuie en courant vers les quartiers de son premier frère aîné. Depuis le milieu de l'année précédente il avait perdu ses facultés motrices en partie et il n'était plus capable de se lever, de marcher, il passait ses journées là, enfermé, son épouse prenait soin de lui assez régulièrement mais le sujet du divorce avait déjà été abordé par les deux clans. Le regard clair de Munemasa avait avait rencontré celui tout aussi clair de sa sœur et il l'avait regarder rentrer pour s'asseoir à ses côtés.

« – Vous n'assistez pas au mariage ? » il avait demandé en tendant une main pour caresser ses cheveux
« – J'ai été dispensée par père par respect pour la mariée qui à été envoyée ici sans membre de la famille. La cérémonie sera donc très succincte. »
« – Vous êtes déçue . »
« – Très. Vraiment beaucoup. Comment vous vous sentez aujourd'hui ? »

Il avait rit, un peu et son rire s'était transformé en grimace de douleur malgré cela il avait tendu une main dans sa direction pour l'empêcher d'approcher. Et après avoir réussi à prendre son souffle il avait trouvé la force de lui offrir un sourire apaisant.

« – C'est une bonne journée, ne vous en faites pas. »

Mais Chibana ne pensait pas que c'était effectivement une bonne journée.

                                                                                                      • IV •
                                                                     Yodo – Oha-Juku (2) : || La vie à Kyoto
                                                                                                         •

Quand elle avait eût dix-sept ans, la princesse Chibana avait pour la première fois fait part de son caprice à ses parents. Elle voulait visiter la capitale, découvrir le pays  et il fallait qu'elle le fasse avant d'être mariée. Naturellement tout le clan s'y était opposé dans un premier temps mais son père avait temporisé. Elle était une jeune femme en âge de se marier, appelée à une vie à la Cour Impériale ou dans une grande famille  et toutes ses familles avaient des quartiers à Kyoto. Il était temps de préparer son entrée dans le monde et quel autre endroit était plus approprié pour ce genre de relations ? Le Seigneur de Yodo était un vieil ami à lui et il saurait prendre soin de l'enfant si il y avait besoin et de reste elle recevrai le plus régulièrement possible de la visite de ses proches. Et elle rentrerai lorsque la famille aurait enfin pris une décision à propos de son mariage.

Un convoi avait été affrété et après de grandes salutations la Princesse Chibana avait pris la route en direction d'Oha-Juku. En vérité plus que l'envie de visiter le pays avant qu'il ne soit trop tard , la jeune femme avait pour espoir de trouver dans cette grande ville ou la médecine occidentale commençait à se populariser, de trouver un médecin pour son frère, un médecin qui ne se contenterai pas de dire qu'il allait mourir. Un médecin qui aurait une solution et qui changerai cette situation devenue trop douloureuse pour elle, pour lui et pour leur frère.

Son arrivée à Oha-Juku avait été l'occasion d'une grande fête et elle était naturellement acclimatée à la vie de campagne.  Elle avait passé les trois premiers mois à visiter les lieux, Kyoto, à s'habituer à cette vie si spécifique , elle avait rencontré quelques dignitaires , fait bonne figure auprès du Seigneur du domaine de Yodo et finalement elle avait dirigé son attention sur le petit temple bouddhiste du village, un endroit pauvre, peu fréquenté et très touché par le manque de personnel et en accord avec le Moine en chef elle avait contribué à l'ouverture d'une Terakoya ( nom des écoles publiques, pour les gens du peuple, généralement administré par des monastères), deux jours par semaine afin d'enseigner les rudiments de la lecture, de l'écriture, de l'histoire ou des mathématiques aux enfants du village. La politique méritocratique de l'Empire étant une véritable chance de sortir de son ancrage social et de viser peut-être des hauts postes de l'administration. Et Chibana était instruite, assez pour venir en aide à des enfants illettrés. Le temple leur prêtait une salle de prière désaffectée et les parent se chargeaient de fournir de quoi manger et boire aux enfants et à leur professeur, chacun en fonction du revenu de son foyer.

Teru dans un premier temps s'y était opposée, fermement une jeune princesse n'aurait pas du s’acquitter de basses tâches et se contenter de lier les relations politiques que son père espérait la voir tisser mais elle avait rapidement compris qu'il ne servait à rien de chercher à la contraindre à quoique ce soit, elle n'avait pas ni assez de force, ni assez de courage pour une telle tâche. Désormais âgée de dix-huit ans ,  Date Chibana regardait partir son plus jeune frère Kunishige qui s'en retournai au château.

Bientôt il serai temps de penser sérieusement à son avenir marital.
Bientôt.
Pour l'heure elle profitait de la vie à Kyoto.


Pseudonyme : Chi-chan
Âge : 21 ans
Comment as-tu découvert le forum :sur un top site figurez-vous !
Code du règlement : pink fluffy unicorns
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Ven 17 Fév - 13:14
Bienvenue Chibana, même si je te l'ai déjà dit par la CB ♥

Si t'as des questions n'hésite pas à me MP sous Saya, Kiyomi ou Ophelia, ou encore à MP Leo, nous serons heureuses de répondre à tes questions!

En attendant, bonne continuation pour ta fiche ♥
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Okita Souji
Capitaine de la 1ère division du Shinsengumi
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Ven 17 Fév - 13:27
Coucou et bienvenue officiellement 8D

Ophé a tout dit, bon courage pour ta fifiche /o/

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Sam 18 Fév - 14:33
Merci , officiellement à vous deux ♥
J'en profite pour uper cette fiche qui est normalement terminée !
coeur sur vous.
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Homura Saya
Princesse de la Cour Impériale
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Sam 18 Fév - 22:32
Bon bon! Je viens passer sur ta fifiche, ma p'tite Chi-chan ♥

Alors je tiens à te dire que j'aime beaucoup ton personnage. Cependant, j'ai deux petits trucs à te demander.

D'abord, fais attention à ton orthographe et à ta syntaxe. Tu fais des petites fautes qui pouraient être évitées (du genre, de mettre des espaces devant des virgules alors qu'on doit pas en mettre, des phrases qui pouraient en être deux, des verbes à l'infinitif alors qu'il doit être conjugué, etc). Mais je ne te demanderai pas de corriger ça vu le pavé que tu nous as écrit pour ton histoire. xD

Ensuite, je te demanderais simplement de changer le domaine auquel ton personnage est affilié. Comme Yodo n'est pas une région spécifiquement présente sur le forum, il serait préférable que tu choisises d'être affiliée soit à Chôshu, Satsuma, Tosa, Saga, Aizu, Josai ou Nagaoka, puisque si tu le souhaites, tu pourras y avoir un lieu de résidence (que tu pourras demander une fois validée et dans le topic qui concerne cela).

Voilà voilà, c'est tout, dès que ce sera changé je pourrai te valider. ♥
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Dim 19 Fév - 3:59
Coucouuuu !
Alors déjà je suis contente que Chibana te plaise °^°

En suite concernant les points suivant je suppose que je suis impardonnable pour certains d'entre eux. La conjugaison par exemple à laquelle je cesse parfois de faire attention dans l'ardeur de l'instant, couplée à ma fichue manie de ne pas me relire. Quand aux virgules, j'ai réfléchis et je pense ce que c'est ce qui arrive quand j'éfface une partie de la phrase juste avant et que je ne prend pas garde à supprimer l'espace qu'il y avait entre les deux mots précédents... Mais je serai prudente, croix de bois, croix de fer.

A propos du Domaine, je réfléchissais mais cela va être problématique tout ces domaines son très éloignés de la capitale et je me dis que "loin pour loin" elle n'aurai eû aucun intérêt à quitter Uwajima. Du coup je me demande si je ne peux pas mettre "Aucun" et éventuellement si le besoin de créer le manoir d'Oha-Juku se faisait sentir alors il apparaîtrait dans "Japon ?"
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Homura Saya
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Dim 19 Fév - 7:30
Le truc c'est qu'on essaie de privilégier davantage les domaines directement impliqués dans le conflit qui sévissait à l'époque et qui ont été mentionnés dans l'anime d'Hakuouki.

Par contre, je vais laisser passer cette fois, à condition que tu fasses ce que tu as proposé. ^^

Du coup une fois que t'auras changé ça je pourrai te valider. o/
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Dim 19 Fév - 7:50
Voilà c'est modifié , merci de ta compréhension ><
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Homura Saya
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Dim 19 Fév - 10:08
Merci Chi-chan!

Du coup je te valide, tu peux passer poster ta fiche de liens maintenant, ainsi que commencer à RP.

Bienvenue parmis nous officiellement et j'espère que tu auras du plaisir sur le forum ^^
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